Le seul spéléologue espagnol rescapé hospitalisé à Ouarzazate

Juan Bolivar, le seul spéléologue qui a pu survivre plusieurs jours au fond d'un ravin de l'Atlas, a été admis dans la nuit du dimanche au lundi dans une clinique privée de Ouarzazate.

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Juan Bolivar, 27 ans, policier, est arrivé dans la nuit du 5 au 6 avril
Juan Bolivar lors de son arrivée à Ouarzazate dans la nuit du 5 au 6 avril. Crédit: AFP/ Fadel Senna

Juan Bolivar, 27 ans, policier, est arrivé dans la nuit du 5 au 6 avril dans un convoi escorté par des voitures de gendarmes et de police, selon un photographe de l’AFP. Bandages aux pieds et yeux fermés, il a été transporté à bord d’une civière jusqu’à l’intérieur de la clinique privée Chifa de Ouarzazate, selon la même source.

Juan Bolivar est l’unique rescapé d’un accident de montagne qui a coûté la vie à deux autres spéléologues, pris au piège depuis au moins trois jours au fond d’un ravin difficile d’accès d’une profondeur de plus de 400 mètres, non loin de la localité de Tarmest.

L’un des trois hommes a glissé sur une plaque de glace

José Antonio Martinez, également inspecteur en chef de la police, est lui mort dimanche selon les autorités espagnoles, qui avaient auparavant confirmé la mort de Gustavo Virues, un avocat de 41 ans père de deux enfants et spéléologue chevronné. Selon la télévision publique espagnole, qui a assuré avoir pu s’entretenir avec des secouristes marocains, l’un des trois hommes a glissé sur une plaque de glace et a entraîné les deux autres dans sa chute.

Signalée mardi par six autres membres de leur groupe, inquiets de ne pas les retrouver à leur point de rendez-vous à Ouarzazate, la disparition de Jose Antonio Martinez et Juan Bolivar, ainsi que de Gustavo Virues, a soulevé l’inquiétude.

Ils ont été localisés samedi matin, au niveau de la commune de Tarmest, au fond d’un ravin de 400 mètres, dans une zone difficile d’accès et l’opération de secours a été lancée.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a remercié lundi le Maroc pour sa collaboration, écartant les critiques de proches sur le temps pris par les secours. «Les autorités (marocaines) ont fait un grand effort et ont mis en oeuvre tout leur savoir-faire et leur compréhension», a-t-il déclaré à la radio RNE. «Aujourd’hui ce que je retiens, c’est la bonne volonté et la soif de collaboration», a-t-il ajouté en évoquant la topographie compliquée des lieux de l’accident.

Selon le quotidien espagnol El Pais, un avion de la police nationale espagnole était prêt à décoller depuis vendredi soir à l’annonce officielle de la disparition des trois spéléologues, mais il n’a obtenu que dimanche le feu vert des autorités marocaines de se rendre dans la région de l’accident. Au fil du week-end des proches avaient demandé à travers les médias aux autorités marocaines d’accepter l’intervention des secouristes espagnols.

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