Trois vérités bonnes à rappeler sur la mainmise des FAR sur la sécurité électronique

L'administration de la Défense nationale est désormais chargée de superviser tout ce qui a trait à la sécurité électronique des établissements publics. Voici trois vérités bonnes à rappeler sur cette nouvelle disposition.

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Crédit : AFP

1. Depuis le 5 février, suite à la publication au Bulletin Officiel de cinq décrets du Chef du gouvernement, l’administration de la Défense nationale est désormais chargée de superviser tout ce qui a trait à la sécurité électronique des départements ministériels et autres établissements publics. Pour ce faire, c’est la Direction générale de la sécurité électronique des départements ministériels et autres établissements publics. Pour ce faire, c’est la Direction générale de la sécurité des systèmes d’informations (DGSSI), créée en 2012, qui entre en jeu. Les deux entités remplacent le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Economie numérique et l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), qui assuraient jusque-là cette mission.

2. Cette entité aura pour mission principale de traiter avec toutes les sociétés actives dans le domaine du cryptage ou de la signature électronique. C’est en effet la DGSSI qui délivrera auxdites sociétés l’autorisation d’exercer. Ses inspecteurs auront aussi le droit de contrôler ces sociétés, de les auditer et même de mener des perquisitions et des saisies pour vérifier que le service qu’elles assurent ne présente pas de failles ou de risques pour la sécurité électronique du pays et de ses institutions. La DGSSI délivrera aussi toutes les autorisations nécessaires pour l’importation du matériel nécessaire pour les activités de cryptage et de certification.

3. Relevant de l’armée, la composition des effectifs de la DGSSI comprend cependant plusieurs cadres des autres corps de la sécurité : la DST, la DGED, mais aussi la gendarmerie et la DGSN. Son noyau dur, une trentaine d’ingénieurs, a bénéficié de formations très poussées dans plusieurs pays comme la Corée du Sud, l’Allemagne ou encore au sein de l’Otan. Mais il n’y a pas que la DGSSI. Au sommet, on retrouve le Comité stratégique de la sécurité des systèmes d’information, où siègent les premiers responsables des départements sécuritaires, en plus des ministères concernés. Sa devise : « veille »,« alerte » et « riposte ».

 

 

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