«Passage», la nouvelle exposition de Mustapha Boujemaoui

Le verre de thé prend une dimension spirituelle dans les œuvres de Mustapha Boujemaoui, qui revient exposer à l’Atelier 21 après des années d’absence.

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Crédit : Boujemaoui Artiste sur Facebook

L’artiste Mustapha Boujemaoui présentera ses nouvelles œuvres lors d’une exposition intitulée Passage à l’Atelier 21, à Casablanca, du 3 février au 3 mars 2015. Six ans après sa dernière exposition, l’artiste revient avec une nouvelle série de peintures en continuité avec ses œuvres datant de 2008, Les verres de ma vie. Un travail de longue haleine pour un artiste décrit comme patient et minutieux. Passage est une ode à la paix, au passage du temps et à la spiritualité qui hante chacune de ses œuvres.

Un second souffle

Le résultat ? Un renouvellement, selon Mustapha Boujemaoui. Une inspiration puisée dans son parcours depuis ses débuts aux Beaux-Arts à Paris dans les années 1970, jusqu’à ses premiers succès lors de son retour au Maroc en 1982. « C’est une évolution de la matrice du verre », explique Aziz Dakki, co-directeur de l’atelier 21. Un thème qui offre de multiples possibilités. « J’avais choisi un objet qui est toujours entre nos mains », explique l’artiste. Véritable objet socio-culturel, le verre de thé est souvent symbole de générosité et d’hospitalité.

Cette fois-ci, l’artiste peintre s’est concentré sur une synthèse axée sur le côté spirituel du verre. Si la technique de répétition est réutilisée, celle de la transparence, très présente dans la série Les verres de ma vie, est moins visible, selon Aziz Dakki qui remarque que le travail laisse plus de place aux figures représentées. Des représentations humaines, des anges aussi, et une certaine douceur caractérisée par des couleurs pastelles très présentes. La quintessence de Passage étant l’impression de lumière créée par Mustapha Boujemaoui au milieu de chaque toile, symbole philosophique que chacun réinterprète à sa façon.

Au delà de la peinture, Mustapha Boujemaoui travaille aussi sur l’installation. Selon Aziz Dakki, « l’artiste est l’un des rares à avoir son langage propre dans le milieu ». Une particularité qui lui a permis de créer un univers en plusieurs séries d’œuvres. Un prolongement qui s’inscrit dans la durée, car une nouvelle exposition, en lien avec les deux précédentes, est en préparation. « Tout est relié », explique l’artiste.

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