Rabat: manifestation pour le «droit à la santé» des handicapés mentaux

Plusieurs centaines de personnes, représentant 80 associations, ont manifesté dimanche 21 décembre devant le Parlement à Rabat pour dénoncer la "marginalisation» de 347.000 citoyens atteints de déficit mental.

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"Tous concernés", "Pour le droit à la scolarité et à la santé", ont brandi les manifestants, dont de nombreux enfants atteints de déficit mental.
"Tous concernés", "Pour le droit à la scolarité et à la santé", ont brandi les manifestants, dont de nombreux enfants atteints de déficit mental. Crédit: Unahm

Plusieurs centaines de personnes, représentant 80 associations, ont manifesté dimanche 21 décembre devant le Parlement à Rabat pour dénoncer la « marginalisation» de 347.000 citoyens atteints de déficit mental.

« Tous concernés», « Pour le droit à la scolarité et à la santé», ont brandi les manifestants, dont de nombreux enfants atteints de déficit mental. Le Maroc compte « plus de 347.000 personnes souffrant d’un handicap mental» soit 23% sur le total des 1,5 millions de handicapés que compte le royaume, a déclaré à l’AFP Sabah Zemmama, présidente de « l’Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du handicap mental» (Unahm).

« Seules 10.000 de ces personnes» sont prises en charge, a regretté Sabah Zemmama, soulignant que la moitié d’entre elles sont accueillies par des associations réclamant plus d’aides pour fournir les prestations de « soins, d’éducation et de formation» aux enfants en priorité. Mais cette prise en charge coûte cher, entre « 3.000 et 4.000 dirhams» par mois, selon la même source.

Le ministère de la Solidarité a salué dans un communiqué le « rôle actif» et les « efforts» de ces associations. Le texte du département de la PJdiste Bassima Hakkaoui affirme que les aides destinées aux ONG œuvrant pour scolarisation des enfants souffrant de ce handicap représentaient déjà « 37% du montant global de subventions destinées à la société civile».

« Ces aides ont même augmenté de 47% entre 2008 et 2014», a ajouté à l’AFP une source au ministère de la solidarité.  Les associations ne décolèrent pas pour autant, réclamant un « dialogue avec l’Etat» et « la mise en oeuvre de la Constitution» qui garantit le « droit à la santé», a déclaré à l’AFP le président des parents et amis des enfants déficients mentaux, Ali Redouane.

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