Une femme d'Abou Bakr Al-Baghdadi arrêtée au Liban

L'armée libanaise a arrêté une femme et un fils du chef de Daech Abou Bakr Al-Baghdadi près de la frontière avec la Syrie il y a dix jours, affirme une source militaire.

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Photo : capture d'écran

L’armée libanaise a arrêté une femme et un fils du chef de Daech Abou Bakr Al-Baghdadi près de la frontière avec la Syrie il y a dix jours, affirme une source militaire.

« Une des femmes de Baghdadi est détenue avec son fils au centre des services de renseignements militaires de Yarzé (près de Beyrouth) après avoir été arrêtée avec une carte d’identité falsifiée. Elle doit être interrogée« , a déclaré mardi 2 décembre cette source à l’AFP.  « Cette jeune femme de nationalité syrienne a été arrêtée par les services de renseignements militaires alors qu’elle voyageait avec son fils, âgé de 8 ou 9 ans, près (de la ville frontalière sunnite) d’Arsal il y a dix jours« , a encore indiqué cette source.

« Il s’agit de sa seconde femme » a encore indiqué la source. A Reuters, des responsables de la sécurité libanaise ont affirmé que ce n’est pas un fils qui avait été arrêté, mais une fille. Des tests ADN ont été effectués pour confirmer sa filiation, a déclaré un responsable.

Arsal, sur la frontière avec la Syrie, est une des seules localités sunnites au milieu d’un environnement chiite. Elle est favorable à la rébellion contre le président syrien Bachar al-Assad alors que la majorité des chiites et notamment le Hezbollah soutiennent le régime syrien.

D’Al-Qaïda à l’Etat islamique

Abou Bakr Al-Baghdadi, a été proclamé le 29 juin « calife » de tous les musulmans par son groupe qui sème la terreur sur l’Irak et la Syrie. Il est le chef du groupe jihadiste probablement le plus puissant, riche et brutal au monde, après s’être affranchi du réseau Al-Qaïda. Le groupe de l’Etat islamique, s’est emparé de pans entiers de l’Irak à la faveur d’une offensive fulgurante lancé début juin et contrôle de vastes territoires en Syrie. Sa rapide progression et ses exactions ont conduit les Etats-Unis à rassembler une coalition internationale qui bombarde par les airs les positions des jihadistes, et à envoyer quelque 3.100 soldats pour conseiller les forces de sécurité irakiennes dépassées.

Né en 1971 à Samarra au nord de Bagdad, selon Washington, Al-Baghdadi aurait rejoint l’insurrection en Irak peu après l’invasion conduite par les États-Unis en 2003, et aurait été incarcéré dans un camp de détention américain. Les forces américaines avaient annoncé en octobre 2005 la mort d’Abou Douaa -un des surnoms de Baghdadi- dans un raid aérien. Mais il est réapparu, vivant, en mai 2010 à la tête de l’État islamique en Irak (ISI), la branche irakienne d’Al-Qaïda.

En avril 2013, Baghdadi a annoncé une fusion entre l’ISI et les combattants d’Al-Nosra pour former l’EIIL (Etat islamique et en Irak et au Levant), mais ces derniers ont refusé d’adhérer. Les deux groupes ont commencé à opérer séparément, avant de s’affronter en Syrie.

Avec AFP