Artmap.ma répertorie l'ensemble des lieux culturels au Maroc

Artmap.ma est une base de données cartographiée répertoriant plus de 4 000 lieux destinés à la culture au Maroc. Les raisons d'être et les objectifs d'un projet de longue haleine.

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De gauche à droite : Driss Ksikes, Aadel Essaadani et Dounia Benslimane. Crédit : Yassine Toumi

Artmap.ma est une base de données cartographiée répertoriant plus de 4 000 lieux destinés à la culture au Maroc. Les raisons d’être et les objectifs d’un projet de longue haleine.

« Nous sommes partis du constat qu’il était nécessaire d’avoir un instantané de ce qui existe aujourd’hui« , explique Dounia Benslimane, co-fondatrice de l’association Racines, lors des États généraux de la culture, événement organisé à la Bibliothèque nationale de Rabat le 12 novembre. C’est ainsi qu’est né Artmap.ma, une base de données cartographiée qui répertorie l’ensemble des lieux destinés à la culture au Maroc. « C’est un projet qui a vu le jour après deux ans et demi de travail réalisé par une quinzaine de chargés d’études sectorielles« , note l’activiste culturelle.

Artmap.ma répertorie plus de 4000 lieux de culture classés selon 18 disciplines artistiques.
Artmap.ma répertorie plus de 4000 lieux de culture classés selon 18 disciplines artistiques.

Pour l’association Racines, à l’origine de cette initiative, l’objectif est double : d’un côté, Artmap.ma peut être un outil décisionnel pour les autorités publiques qui auront à leur disposition un plan précis des infrastructures culturelles du territoire. Ce qui leur permettra d’entamer des projets à partir de l’existant. De l’autre, ce portail qui recense aussi les créateurs et lieux de diffusion de la culture à l’échelle du Maroc mais aussi à l’étranger, permettra aux artistes de retrouver les contacts des confrères ainsi que des décideurs et des dirigeants d’espaces.

4 000 entrées, tout type d’infrastructures confondues, classées selon 18 disciplines artistiques sont mises en évidence sur un plan interactif. La recherche, elle, peut se faire par ville, par genre artistique ou par secteur. « Nous avons rajouté des disciplines qui ne figurent, a priori, pas dans les définitions basiques des arts, comme la gastronomie, mais ce domaine est un véritable patrimoine où l’on peut créer. Nous avons aussi divisé les lieux consacrés à la musique en trois types : « Musiques traditionnelles », parce que, pour nous, c’est une partie du patrimoine qui devrait être enseignée dans les conservatoires, les « Musiques actuelles« , qui connaissent un grand foisonnement au Maroc, et enfin, les « Musiques classique et contemporaine », que nous avons réservé à des genres musicaux comme le malhoun ou tarab« , explique Aadel Essaadani, président de l’association Racines.

Malgré le nombre important de lieux répertoriés, « ce chiffre n’est pas exhaustif« , explique Dounia Benslimane. C’est pour cela que le projet reste ouvert aux propositions de lieux et autres suggestions des visiteurs, qui seront par la suite modérés et rajoutés à la base de données. Pour Driss Ksikes, intellectuel impliqué dans le projet, cette base de données reflète un problème d’une plus grande ampleur : « Nous avons des lieux de culture, mais pas le courage de mener une politique culturelle qui tienne compte de la diversité des individus dans le pays« .

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