CGI: titres suspendus suite à l'audition des responsables

Le comparution du patron de la CGI est « a priori » à l'origine de la suspension des actions de la société à la Bourse de Casablanca. Sans qu'il y ait forcément des conséquences graves à prévoir pour l'entreprise.

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le siège de la CGI
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Les actions de la Compagnie Générale Immobilière (CGI) sont suspendues à la Bourse de Casablanca depuis la matinée du jeudi 16 octobre 2014. Une suspension normale, selon un analyste financier de la place financière, qui a préféré garder l’anonymat : « A chaque fois qu’il y a des informations bonnes ou mauvaises sur une société cotée en bourse, ses titres sont suspendus de manière temporaire ». Le but est d’éviter qu’elles affectent le cours des actions de la société en question, ajoute-il.

Si aucune information n’a filtré pour le moment sur les raisons d’un tel geste, il fait « a priori suite aux informations relayées depuis hier par les médias sur la comparution des responsables de la société devant la cour d’appel de Fès » dans l’affaire Madinat Badès d’El Hoceima, explique notre analyste.

Pas de conséquences graves pour la CGI

Toutefois rien n’est à craindre, car il serait « étonnant qu’après la levée de suspension, il y ait une chute importante de la valeur des titres de la CGI ». Il se justifie : « depuis le début de cette affaire, le cours du titre est quasiment resté au même niveau ». Il a varié entre 730 et 725 dirhams à la Bourse de Casablanca depuis le début de l’affaire le 26 août. « Elle n’a quasiment pas changé (la valeur de  l’action, ndlr)», précise-t-il.

Il se veut également rassurant en ce qui concerne les effets de la suspension sur la Bourse de Casablanca. « La suspension n’affecte généralement pas les autres valeurs de la bourse. Les autres valeurs ont été traitées normalement aujourd’hui », conclut l’analyste.