Emeutes de Ferguson : Amnesty pour la 1e fois aux Etats-Unis

Amnesty International a décidé pour la première fois l’envoi d’une équipe aux Etats-Unis, dans la ville de Ferguson, secouée par les violences urbaines depuis la mort d’un jeune Afro-américain abattu par un policier blanc.

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La police dans les rues de Ferguson.
Ferguson est en proie à des violences depuis la mort de Michael Brown le 9 août. Photo : Peoplesworld / Flickr

La mort de Michael Brown, abattu par un policier alors qu’il était non armé, a embrasé la ville de Ferguson aux dans le Missouri. Selon les résultats de l’autopsie, celui-ci a reçu 6 balles du policier, dont deux à la tête.

La ville à majorité noire est secouée depuis le 9 août par des émeutes, ayant résulté sur un bilan de 2 blessés et de 31 arrestations, et forçant les autorités à mettre en place un couvre-feu, qui n’a été levé que lundi soir, après le recours à la Garde nationale (armée) pour aider la police à maîtriser les manifestants.

Le comportement de la police est mis en cause, tant dans la mort de Michael Brown que dans la répression des émeutes qui s’en sont ensuivies. Les témoins parlent d’échanges de tirs de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc, ou encore de cocktails Molotov.

Scott Olson, un photographe de l’agence Getty images, a été brièvement arrêté par la police, tandis que des témoins font état de menaces à l’encontre de journalistes.


Amnesty International en dépêchant pour la première fois une équipe sur le sol américain, envoie un message fort sur la violence de la répression menée par les forces de l’ordre.

Avec pour mission d’observer les actions de la police, et de former les manifestants à des actions non-violentes, l’équipe de 13 observateurs reste cependant très critique vis-à-vis de l’accueil qu’elle a reçu de la police, qui aurait empêché les volontaires d’accéder à certaines zones.

Selon l’ONG, les États-Unis sont très mal placés pour donner des leçons à d’autres pays en termes de droits de l’Homme, au vu de la gestion sécuritaire des manifestations de Ferguson.


Traduction : « Les États-Unis ne peuvent pas dire aux autres pays d’améliorer leur gestion des rassemblements publics s’ils ne sont pas capable de respecter eux-mêmes les droits de l’Homme »

Un tweet qui sonne en écho à la déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien, qui affirme suivre de près les événements en cours à Ferguson. L’Égypte avait été vivement critiquée par les États-Unis après que plus 600 manifestants aient été tués le 15 août 2013.

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