Srebrenica: les Pays-Bas responsables de la mort de 300 musulmans

Le tribunal de La Haye (Pays-Bas) a estimé l’État néerlandais responsable de la mort de 300 musulmans lors du massacre de Srebrenica, durant la guerre de Bosnie.

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En Bosnie-Herzégovine (ex-Yougoslavie), l'enterrement des dépouilles de 175 Bosniaques nouvellement découverts, en juillet 2014.
Inhumation des corps de 175 victimes nouvellement trouvées du massacre de Srebrenica, le 11 juillet 2014. Crédit : AFP.

Suite à une plainte introduite par « Les mères de Srebrenica », la justice néerlandaise a estimé que les casques bleus hollandais du bataillon « Dutchbat » étaient responsables de la mort de 300 bosniaques musulmans qu’ils auraient dû protéger des exactions du général serbe Ratko Mladić.

Lors de la prise de la ville le 11 juillet par les forces serbes, des milliers de réfugiés se sont dirigés vers le camp de base du bataillon néerlandais de l’ONU pour chercher refuge. En sous-effectifs et sous-armés face à un afflux qu’ils ne peuvent pas gérer, les casques bleus décident d’évacuer 300 réfugiés, qui trouveront la mort à leur sortie.

Le massacre de Srebrenica en juillet 1995 est l’un des épisodes les plus sanglants de la guerre de Bosnie, durant lequel les forces serbes ont tué près de 8 000 hommes et garçons musulmans.

Ce massacre, aujourd’hui considéré comme un génocide par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslabie et par la Cour internationale de justice, est le plus meurtrier en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

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