L’élection du secrétaire général du PPS retardée

Le 9e congrès du PPS s’est ouvert vendredi 30 mai à Bouznika. L’élection, qui devait se tenir dimanche, a été retardée en raison de la durée des travaux.

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Nabil Benabdellah (à d.), a toutes les chances de rempiler à la tête du PPS. Crédit: R. Tniouni

L’élection du nouveau secrétaire général du PPS (Parti du Progrès et du Socialisme) se tiendra lundi 2 juin en fin d’après midi, les travaux du congrès ayant continué jusqu’au bout de la nuit de dimanche.

Tout le week-end, quelques 2 000 militants du PPS se sont rassemblés à Bouznika à l’occasion du 9e congrès du parti, qui coïncidait avec son 70ème anniversaire. Le thème du congrès, « le Maroc des Institutions et de la Justice Sociale », ne comportait pas d’enjeu majeur pour la ligne politique du parti. Le véritable enjeu de ce congrès était l’élection du nouveau secrétaire général de la formation.

Vendredi, c’est sous un soleil de plomb que les congressistes ont été accueillis dans une grande salle pour l’ouverture de ce congrès. Abdelilah Benkirane y était présent, accompagné d’autres membres du gouvernement.

 Trois candidats, un favori

La place de secrétaire général du PPS est convoitée par six candidats, mais seuls trois partent favoris. Peu de différences sont à noter sur le plan idéologique, mais la question d’une éventuelle sortie du gouvernement est soulevée par un candidat.

Le premier est Nabil Benabdellah, secrétaire général sortant. Il reste le grand favori pour un second et ultime mandat malgré le mécontentement de beaucoup de militants, suscité notamment par son alliance avec le gouvernement. La question de ces alliances est celle qui divise le plus au sein du PPS. Mais il conserve une très large avance dans l’opinion des militants, car c’est lui qui avait négocié la présence de son parti au sein du gouvernement, bien plus importante que le poids politique et électoral de la formation ne pouvait laisser présager.

 Saïd Saâdi propose de quitter le gouvernement

Face à lui se présentent notamment Saïd Saadi, et Nouzha Skalli. Le premier, se présentant comme le candidat du « changement radical », réfute toutes les alliances conclues par son prédécesseur avec le PJD. Dans sa profession de foi, il a déclaré qu’élu, il quitterait immédiatement le gouvernement pour cause de « divergences de valeurs ». La seconde, elle, porte le courant féministe au cœur du projet politique du PPS, et n’attaque jamais de front l’actuel secrétaire général. Si elle constate qu’il n’y a pas eu de recul des libertés des femmes, elle souhaite néanmoins voir plus d’avancées dans ce domaine.

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