Scrutin présidentiel rallongé en Egypte

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Les Egyptiens reprenaient mardi 27 mai le chemin des urnes pour élire leur nouveau président. Le résultat, lui, ne fait aucun doute.

53 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire l’homme qui sera le prochain président d’Egypte. En lice, le Maréchal Al-Sissi, surnommé par ses soutiens le « pourfendeur d’islamistes », et Hamdeen Sabbahi, leader de gauche qui a mené une campagne très large sur le terrain.

Malgré les efforts de ce dernier, la popularité d’Al-Sissi et sa fermeté vis-à-vis des frères musulmans lui donnent la majorité au sein de la population selon les experts. Au bureau de vote où il est allé voté, le Maréchal a affirmé « Demain sera magnifique », devant une foule venue l’embrasser. Mais il faut tempérer ces effusions de joie et d’optimisme, car déjà les ONG de défense des droits de l’homme qualifient le gouvernement intérimaire de « plus autoritaire que celui de Moubarak ». Amnesty International a notamment déclaré que « ce scrutin n’effacera pas l’ardoise après 10 mois de violations flagrantes des droits de l’Homme». Mais pour encourager la participation, qui était extrêmement faible ce soir, l’Egypte a prolongé d’une journée le scrutin.

Les frères musulmans, eux, ont appelé à un boycott massif du vote en raison des récents procès expéditifs qui ont abouti à la condamnation à mort de plusieurs centaines de leurs membres.