La justice marocaine enquête sur les allégations de torture d’Ali Aarrass

La justice marocaine enquête sur les allégations de torture d’Ali Aarrass

Le ministère de la Justice a demandé l’ouverture d’une enquête sur les accusations de torture dont se dit victime le Belgo-marocain Ali Arass. L’affaire a été citée par Amnesty dans son dernier rapport critique envers les autorités marocaines.

Du nouveau dans l’affaire Ali Aarrass. « Le procureur général près la Cour d’appel de Rabat a présenté, mercredi, une requête pour mener une enquête sur des allégations de torture dont aurait été victime M. Ali Aarrass », explique un communiqué publié mercredi 21 mai par le ministère de la justice.  Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, qui avait affirmé n’avoir jamais reçu de plaintes dans ce sens, annonce qu’il tient à «approfondir les investigations et à  s’assurer de la véracité des faits allégués et identifier éventuellement les responsables ». 

« Ali Aarrass portait des marques de torture »

 « Les aveux lui ont été extorqués sous la torture », selon un rapport  de Amnesty International publié le 13 mai. L’ONG  écrit qu’Ali Aarrass avait été « maintenu au secret pendant 12 jours dans un centre de détention clandestin ou il affirme qu’on l’avait torturé à plusieurs reprises ». Toujours selon l’ONG britannique, le prisonnier a révélé au rapporteur spécial sur la torture  qu’il avait été victime de « coups sur la plante des pieds, de décharges électrique sur les testicules, de suspension prolongée par les poignets et de brûlures de cigarette ». Le rapporteur qui avait mené sa propre enquête, a pour sa part, confirmé que  « Ali Aarrass portait des marques de torture qui pouvaient être la conséquence du traitement qu’il disait avoir subi ». Une version des faits qui ne va pas dans le même sens que celle du médecin choisi par les autorités judiciaires marocaines.  Selon le rapport, ce dernier avait conclu après examen, que «Ali Aarrass ne portait aucune marque de torture ».

Aarrass avait été déclaré coupable d’appartenance à un réseau terroriste et a été condamné à 12 ans de prison.  Le 14 décembre 2010,  il avait  été extradé de l’Espagne vers le Maroc où il affirme avoir été torturé.

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