Chine-Russie. L’ours et le dragon se cajolent

En signant à Shanghai un contrat titanesque d’une valeur de 400 milliards de dollars pour la fourniture de gaz naturel, la Russie répond aux besoins croissants du premier acheteur mondial d’hydrocarbures, tout en se prémunissant contre les retombées de sa politique très aventureuse en Ukraine, qui l’a conduite à annexer la Crimée. Ces dernières semaines, la pression occidentale est montée pour contraindre le pouvoir russe à se montrer moins agressif vis-à-vis des autorités de Kiev. L’Europe, qui est le débouché principal du gaz russe, et les Etats-Unis ne pourront plus jouer aussi durement la carte du boycott économique. La bonne nouvelle chinoise ne pouvait donc mieux tomber pour Vladimir Poutine, qui n’a pas caché son enthousiasme. « Il s’agit du plus gros contrat de l’histoire du secteur gazier depuis l’URSS », a déclaré le locataire du Kremlin, évoquant l’accord entre les deux entreprises publiques, Gazprom et China National Petroleum Corp. Conclu à un tarif présumé favorable à Pékin, ce nouveau contrat permettra à la Chine d’utiliser une source d’énergie moins polluante. Des milliers de kilomètres de gazoducs devront être construits à travers la Sibérie afin que les livraisons débutent en 2018.  

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