SNCF. La facture sera salée pour régler le problème des TER trop larges

Par

Commander 341 Trains Express Régionaux (TER) trop larges pour entrer en gare, telle est la bavure commise par la Société Nationale des Chemins de fer Français (SNCF). Conséquence: une obligation de raboter 1300 quais pour leur faire un passage.

C’est mercredi 21 mai, que Le Canard enchaîné a publié cette information selon laquelle la SNCF aurait commandé des Trains Express Régionaux dont les dimensions ne concordent pas avec les quais de certaines gares.

Une erreur qui n’en est pas une ?

Il s’agit là d’une erreur qui a délié les langues et qui a surtout suscité la colère de beaucoup. Alain Rousset, président de l’Association des régions de France est intransigeant : « nous refusons de verser un seul centime pour cette réparation ». Et comme pour répondre à ces inquiétudes, Dominique Bussereau, ancien ministre UMP des Transports déclare pour sa part que ce n’était pas à la RFF (Réseau ferré de France) de payer la facture mais plutôt aux « spécialistes du matériel à la SNCF qui n’ont pas donné aux constructeurs les bonnes informations». Chez RFF, par contre, la thèse de l’erreur est réfutée. Les responsables affirment : « quand nous avons fait les essais avant 2012, nous avons vu qu’il y aurait des travaux à effectuer sur 1300 quais pour les adapter à l’évolution du matériel roulant ».

Entre 300 et 400 millions d’euros de travaux

Le Canard enchaîné affirme que RFF aurait débloqué 80 millions d’euros pour raboter 300 quais. La compagnie apporte des précisions : il s’agirait plutôt de 50 millions d’euros et non de 80. Seulement ce montant est considéré comme « bidon » aux yeux de Dominique Bussereau. Selon lui, les travaux s’élèveront plutôt à plus de  « 300 millions d’euros ».

S’il y a une chose de positive à retenir de toute cette histoire, c’est que RFF et la SNCF auront compris la nécessité de rapprocher leurs deux entreprises pour éviter une erreur de ce genre à l’avenir. 

article suivant

Depuis la Côte d’Ivoire et le Sénégal, des MRE gardent le lien avec leur famille