Le Mali en proie à la violence, le Maroc condamne

Par

A Kidal, une reprise des combats entre les forces armées maliennes et les groupes touaregs a obligé le gouvernement Français à repousser la fin de l’opération Serval au Mali. Le Maroc a de son côté condamné ces violences.

Ce devait être une guerre rapide, mais les violences font planer le doute sur le succès de l’opération Serval au Mali. Ce mercredi 21 mai, des journalistes rapportent des échanges de tirs dans le nord-ouest de Kidal entre les forces maliennes et les groupes armés, dont des rebelles touaregs. Les coups de feu continuaient encore, à l’écriture de ces lignes mercredi après midi,  mais aucun bilan de ces nouvelles violences n’a été communiqué par les autorités du pays.

Les violences ont éclaté ce week-end, faisant, selon l’armée, huit morts dans les rangs de l’armée et 28 dans celui des combattants Touaregs. Ce bilan a été démenti par les rebelles. A Kidal, outre les combats, l’éventualité d’une réconciliation nationale n’est même pas abordée, alors que la situation sécuritaire reste précaire, malgré le retour de la Minusma, la force de l’ONU déployée dans la région.

« Vive inquiétude à Rabat »

Lundi 19 mai, le ministre français de la défense avait annoncé le report de sa visite surprise à Bamako, où il devait passer plusieurs jours, ainsi qu’à N’Djamena au Tachad où il devait présenter la nouvelle force opérationnelle du Sahel. Les membres de la « Brigade Sahel », force mobile de trois mille hommes, seront répartis en fonction des besoins de la lute anti-terroriste entre le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. La visite était censée officialiser la fin de toutes les opérations françaises au Mali. Elle devait également être accompagnée de la signature d’un nouvel accord franco-malien, maintes fois repoussé mais très attendu par les deux parties.

Pour sa part, le Maroc qui participe à la reconstruction du Mali, a exprimé son inquiétude sur la situation militaire.  « Le Maroc condamne vigoureusement les actes de violence survenus samedi au Mali. Le Royaume suit avec une vive inquiétude la détérioration grave de la situation politique et sécuritaire au nord du Mali. »

article suivant

Reprise des cours en présentiel : le débat qui agite la rentrée scolaire