Syrie. Pourquoi Assad ne craint rien

Deux jours avant la conférence de paix de Genève II, la chaîne d’information en continu américaine CNN et le quotidien britannique The Guardian ont révélé, le 20 janvier, des preuves des crimes de masse perpétrés par les autorités syriennes. Dans cette guerre civile, le régime de Bachar Al Assad a systématiquement usé de la torture, de la faim et d’exécutions extrajudiciaires contre ses opposants. Près de 55 000 photos documentent 11 000 exécutions. Elles ont été livrées par un déserteur de Damas et participent bien sûr d’une guerre médiatique. CNN a d’ailleurs reconnu que le scoop lui a été offert sur un plateau par des lobbyistes travaillant pour le compte du Qatar. Dans un monde idéal, ces preuves de crimes contre l’humanité suffiraient à constituer un dossier solide auprès de la Cour pénale internationale. C’est compter sans les équilibres délicats et cyniques de la géopolitique. « Le chemin de la justice dans ce cas passe évidemment par la CPI, confirme Reed Broody de Human Rights Watch à Time. Le problème, c’est le niet russe. » Même si la Syrie n’a pas adhéré au Statut de Rome, un vote du Conseil de sécurité peut saisir la Cour de La Haye de la situation en Syrie. 58 pays l’ont déjà demandé. Sans inquiéter le satrape de Damas.

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