Lu pour vous. Il a neigé sur Alger

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Routes coupées, villes et villages isolés, courant électrique en panne, réseaux téléphoniques défaillants, transports ferroviaires perturbés, vols domestiques et internationaux annulés, écoles fermées, des centaines de milliers de citoyens privés de gaz, d’électricité, de denrées alimentaires de base… Il aura fallu trois jours de neige, de pluie et de froid pour que se révèle l’incurie du système Bouteflika. L’Algérie forte et digne, l’Algérie d’El Izza Wal Karama, paralysée par trois jours de froid… Sur les 48 wilayas que compte le pays, au moins 27 sont touchées par la tempête. On dénombre des milliers de villages en désespérance. Des millions de citoyens livrés à eux-mêmes. A Médéa, des familles sont contraintes de recourir au bois pour se chauffer, comme en l’an 1940. A Aïn Defla, des citoyens s’éclairent à la bougie faute d’électricité. Pratiquement dans tout le nord du pays, la population est privée de transport. Certes, même les pays les plus développés ne sont pas à l’abri des dysfonctionnements dus aux catastrophes naturelles et aux éléments de la nature. Et il serait injuste, disconvenu et malhonnête d’attribuer au seul président la responsabilité du calvaire que vivent depuis trois jours ses concitoyens. Néanmoins, il faudrait bien mettre ce calvaire au crédit de sa politique de développement du pays, et de sa gestion calamiteuse des affaires de l’Algérie…
Les Dernières nouvelles d’Algérie, le 5 février.

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