Economie

Le Maroc, un nouvel acteur dans la stratégie économique chinoise?

Ceremonie de signature des accords relatifs à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Crédit: AFP Le Maroc, un nouvel acteur dans la stratégie économique chinoise?
1 juillet
14:37 2015
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Dans une interview accordée à l’agence de presse Xinhua, l’ambassadeur de Chine au Maroc a révélé que le royaume était intéressé par deux projets économiques chinois : la « Belt and Road Initiative»  et la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures.

Le Maroc, une nouelle étape de la Route de la soie ?  Dans un entretien accordé à l’agence de presse chinoise Xinhua, l’ambassadeur de Chine au Maroc, Sun Shuzhong, a affirmé que des « membres de la famille royale et des membres importants du gouvernement » sont intéressés par l’initiative chinoise nommée « Belt and Road ». Cette initiative, initiée en septembre 2013 par le président chinois Xi Jinping,  a pour ambition de faire revivre la Route de la soie et créer un corridor économique liant la Chine au reste du monde. Selon Xinhua, qui a consacré une page spéciale à cette initiative, des pays comme les Émirats arabes unis et la Turquie ont fait part de leur intention de participer à cette initiative qui a pour but de créer des routes terrestres et maritimes liant l’Empire du Milieu au reste du monde.

Pour l’ambassadeur chinois, la  « Belt and Road » n’a pas pour unique but de booster l’économie, mais également d’encourager «  les échanges entre individus » ajoutant que «  les pays figurant sur la route se serviront de cette initiative pour améliorer la coopération, promouvoir la confiance mutuelle et partager les bénéfices ».  À en croire le site d’informations chinois China Daily, la Banque de développement chinoise compte investir plus de 890 milliards de dollars  dans une soixantaine de pays afin d’encourager cette initiative. 900 projets de développements seront dépendants de ce financement.

Le Maroc intéressé par la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures 

Sun Shuzhong a également révélé que le Maroc souhaitait rejoindre l’Asian infrastructure investment bank (AIIB, Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures). Cette banque, qui est considérée comme une concurrente du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, dispose d’un capital de 100 milliards de dollars.

Des pays comme la France, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne sont devenus membres de cette banque en 2015. Selon le diplomate chinois, le Maroc ne  pense pas qu’à travers l’établissement de cette banque «  la Chine cherche à créer un nouvel ordre économique mondial ». Le royaume croit, selon le diplomate, que l’investissement actuel dans les infrastructures dans les pays en voie de développement n’est pas adéquat et que les instances internationales ne parviennent pas à combler les besoins dans ce domaine.

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