Résiste !

Insultée par des salafistes, jetée en pâture par ses collègues de la Rabita des oulémas, Asma Lamrabet a été sacrifiée sur l’autel d’un patriarcat bâti sur des textes éculés régissant l’héritage. Bouc émissaire d’une réforme nécessaire qu’on veut tuer dans l’œuf.

Par et

Nous vivons un temps où les politiques et les intellectuels sont timorés. Une époque où il est convenu d’éviter les débats épineux. Dans ce consensus mou, Asma Lamrabet est une empêcheuse de tourner en rond, celle qui porte le combat pour l’égalité dans l’héritage entre homme et femme. Quelqu’un qui bouscule l’ordre patriarcal. En bons gardiens de l’islam rigoriste, des salafistes sont sortis de leurs gonds pour vilipender l’essayiste, à l’image de l’ancien détenu Hassan Kettani, qui a qualifié Asma Lamrabet de “déviante” et “d’ignorante”. La chercheure a été de surcroît inondée de messages d’insultes et de menaces adressés par des inconnus. Venant d’un camp où le débat cède vite la place aux invectives, cette violence verbale est pour le moins prévisible.

Mais voilà que la Rabita mohammadia des oulémas, ce think tank créé par le roi pour promouvoir un islam tolérant et où.

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