Omar Benjelloun, éclair de modernité

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Omar Benjelloun, éclair de modernité

Il a été en première ligne dans le combat contre les islamistes. Une guerre frontale qui lui a coûté la vie.

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Nous ne pouvons être fiers que des aspects lumineux de notre héritage religieux”, expliquait Omar Benjelloun dans l’un de ses éditoriaux dans Al Moharrir, le porte-voix de l’USFP, quelques jours avant son assassinat par des membres de la Chabiba Islamiya le 18 décembre 1975. Il n’a eu cesse de prévenir les siens des dérives de l’islam politique.

Idéologue, syndicaliste, avocat et journaliste à la fois, Benjelloun a été l’un des acteurs politiques les plus en vue de ce Maroc mouvementé des années de plomb. La société bouillonnait. Et avec elle, l’incursion des premiers groupuscules islamistes clandestins dans les couches populaires et sur les campus universitaires, jusqu’alors chasse gardée des mouvements de gauche. Entre les deux camps, la bataille était lancée.

Un futur patron de l’USFP

Devant les jeunes de l’USFP, Benjelloun livrait un constat sans équivoque : “La jeunesse marocaine est partagée entre un courant progressiste démocratique, éprise de valeurs universalistes, et d’autre part un courant rétrograde, amené à une sorte de ‘nouveau sanctuarisme’ (Toroqiya Al Jadida)”. Un jeune membre de l’USFP de.

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