Imlil, l'horreur

Imlil, l'horreur

Sept ans après l’attentat de l’Argana, le terrorisme frappe de nouveau le royaume, selon un modus operandi propre à Daech, auquel les quatre auteurs présumés de l’assassinat des deux touristes scandinaves ont prêté allégeance. Retour sur les faits.

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Dans cette vallée à 3200 mètres d’altitude, que l’on atteint après 10 kilomètres de sentiers escarpés à partir d’Imlil, coincée contre la face ouest de l’abrupt Mont Toubkal, seul le braiment d’un mulet peut perturber le bruissement des eaux glaciales de l’oued qui prend sa source un peu plus haut, à quelques battements d’ailes d’aigle royal. Au petit matin, les randonneurs qui ont passé la nuit là, au pied du plus haut sommet d’Afrique du Nord, dans le dortoir d’un refuge ou dans une tente à proximité, partent à l’assaut des hautes cimes, enneigées à cette période de l’année.

C’est pourtant dans cet époustouflant théâtre naturel que s’est joué un drame ignominieux. Le 17 décembre au matin, les corps de deux jeunes femmes sont retrouvés, sans vie. L’une est décapitée, l’autre présente des signes de violence à l’arme blanche au niveau du cou. L’horreur atteint de nouveaux sommets le 19 décembre lorsqu’une vidéo de l’exécution de l’une des jeunes femmes est mise en ligne. Des images insoutenables qui viennent appuyer la thèse que les enquêteurs favorisent désormais : ce...

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