Ces politiques qui nous manquent: M’hamed Boucetta, refus de la triche

Ces politiques qui nous manquent: M’hamed Boucetta, refus de la triche

Fidèle à son intégrité, il a combattu durant toute sa carrière politique la corruption et le trucage des élections.

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Vous nous garderez toujours dans la liste des faussaires. Tant que le Maroc restera faussaire, il ne démarrera pas”, clamait M’hamed Boucetta en 1997, en réaction au trucage des élections législatives. Le puissant ministre de l’Intérieur, Driss Basri, est encore omniprésent et omnipotent dans un Maroc qui vacille entre des velléités démocratiques et le trucage des élections, devenu la marque de fabrique du régime de Hassan II. Des pratiques que l’ancien patron de l’Istiqlal n’a eu de cesse de dénoncer depuis les premières élections organisées au Maroc.

L’arme de Boucetta face au régime : son intégrité. La preuve par cette anecdote qu’il nous a racontée cinq mois avant sa mort. “En 1963, je me suis présenté aux élections législatives à Marrakech. Nous venions de quitter le gouvernement. Moi, je venais de quitter le ministère de la Justice. Alors, après avoir déposé ma candidature, je téléphone au gouverneur de Marrakech, Tahar Ouassou. ‘Monsieur le gouverneur, je me suis présenté, je voudrais vous saluer’....

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