Ces leaders qui nous manquent : Mohamed Bensaïd Aït Idder, lanceur d’alerte – Telquel.ma

Rachid Tniouni

Ces leaders qui nous manquent : Mohamed Bensaïd Aït Idder, lanceur d’alerte

Elu député en 1984, l’ancien opposant au régime de Hassan II est le premier à avoir brisé l’omerta autour de Tazmamart au sein du parlement. Une action qui contribuera à la libération des prisonniers du bagne quelques années plus tard.

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Dans les années 1980, le tristement célèbre bagne de Tazmamart est un sujet tabou auquel aucun homme politique n’ose encore s’attaquer. Farouche opposant aux pratiques de Hassan II, Mohamed Bensaïd Aït Idder ose briser le silence dans l’enceinte du parlement en 1989, soit un an avant la parution du brûlot de Gilles Perrault, Notre ami le roi.

Amnistié par Hassan II en 1981, après 18 ans d’exil en France où il a trouvé refuge en 1963 pour échapper à sa condamnation à mort pour “complot contre la monarchie”, l’ancien résistant est toujours fidèle à ses causes. “Je suivais cette affaire. Un jour, deux familles de prisonniers sont venues me voir pour me demander de parler de Tazmamart”, nous confie Aït Idder. Au risque de s’attirer les foudres du puissant ministre de l’Intérieur, Driss Basri, l’élu de l’OADP est déterminé à dénoncer la plus mystérieuse des prisons secrètes du régime où périssaient lentement une cinquantaine de personnes.

Première étape : fédérer d’autres partis pour dénoncer. “Je voulais coordonner avec les groupes parlementaires de l’USFP, l’Istiqlal et le PPS pour poser une question orale”, se.

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