Ces leaders qui nous manquent: Ali Yata, maturité politique

Ces leaders qui nous manquent: Ali Yata, maturité politique

Il a été le seul patron de parti à appeler à voter “non” lors du référendum constitutionnel de 1980 sur l’abaissement de l’âge de la majorité du prince héritier de 18 à 16 ans. Sa formation, le PPS, en paiera le prix fort.

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Nous sommes en mai 1980. Un début de processus démocratique et une volonté d’ouverture à la faveur du déclenchement de la récupération des provinces du sud semblaient prendre forme. Sur le plan socio-économique, nous étions dans la période la plus délicate, précédant le lancement forcé du Programme d’ajustement structurel. C’est le moment choisi par Hassan II pour organiser un référendum sur deux aspects constitutionnels : l’abaissement de l’âge de la majorité du prince héritier (de 18 à 16 ans), et la prolongation du mandat parlementaire (de 4 à 6 ans) pour “non-existence des conditions adéquates pour une nouvelle échéance électorale”.

Sur ces deux questions, les partis dits “administratifs” ont naturellement appelé à voter “oui”. Participant au gouvernement Maâti Bouabid I, l’Istiqlal a également suivi. L’USFP a pour sa part décidé de ne pas donner de consigne de vote à ses militants sur la première question, jugée “épineuse”. S’agissant de la seconde, le parti de Abderrahim Bouabid a ouvertement appelé au boycott.

Avec Ali Yata comme leader incontesté, le PPS a quant...

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