Ces leaders qui nous manquent : Ahmed Reda Guédira, libre conscience

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Ces leaders qui nous manquent : Ahmed Reda Guédira, libre conscience

Ministre de l’Intérieur et directeur de cabinet de Hassan II, il s’est insurgé contre la condamnation d’adeptes du bahaïsme. Au nom de la liberté de culte.

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Avril 1962, quatorze personnes sont arrêtées sous les motifs de “rébellion, désordre, atteinte à la sécurité publique, constitution d’associations de malfaiteurs et atteinte à la foi religieuse”. Du lourd, qui pourrait laisser penser qu’ils s’apprêtaient à prendre les armes. Il n’en est rien. Les appréhendés, treize Marocains et un Syrien, ont eu juste le tort d’être bahaïs, adeptes d’un courant religieux dérivé de l’islam. Leur procès s’ouvre à Nador en décembre 1962 et débouche sur un verdict-couperet : 3 bahaïs sont condamnés à mort et 5 autres à perpétuité.

Au-delà d’être devenu un sujet de conversation pour terrasses de café, l’affaire donne lieu dans les arcanes du pouvoir à ce que l’on pourrait comparer à une bataille d’Hernani sur la liberté de conscience. Côté moderniste, le ministre de l’Intérieur et directeur de cabinet de Hassan II, Ahmed Reda Guédira, qui défend la liberté de culte. Côté traditionnaliste, le ministre des Affaires islamiques, Allal El Fassi, qui se dresse en digue de l’orthodoxie d’un islam d’Etat et réclame la peine de mort pour les bahaïs. Le combat d’idées s’enflamme après...

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