Ces leaders qui nous manquent: Abderrahim Bouabid, patriote et demi

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Ces leaders qui nous manquent: Abderrahim Bouabid, patriote et demi

Il s’est opposé à l’organisation du référendum au Sahara proposé par Hassan II en 1981. Exception à la règle, il a eu le courage de défendre un avis contraire sur la cause sacrée. Ce qui lui a valu d’être exilé à Missour où il a vécu en résidence surveillée.

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Le 25 août 1981, Nairobi accueille le sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). 35 chefs d’Etat –un record- sont présents, dont Hassan II qui boudait pourtant ce raout continental depuis plusieurs années. Leur rencontre institue un “Comité de mise en œuvre du référendum au Sahara occidental”. Au Maroc, la décision provoque l’ire de l’opposition, USFP en tête, qui refuse de joindre sa voix à celle du souverain.

Nous avons malheureusement constaté que certains journaux ont donné une interprétation erronée et n’ont pas apporté de précisions suffisantes, permettant à l’opinion publique d’être informée sur la situation réelle, ni des dangers qui pourraient porter atteinte à l’unité territoriale”, justifiait après son arrestation le leader de l’USFP, Abderrahim Bouabid, devant la Police judiciaire dans la nuit du 8 au 9 septembre 1981.

En cause, le bureau politique ittihadi avait publié un communiqué ayant pour objet l’“analyse détaillée des résolutions issues de Nairobi”. Le zaïm socialiste fustigeait la création d’une “administration intérimaire au Sahara Occidental”, à laquelle l’OUA voulait octroyer tous les pouvoirs d’organisation du référendum, faisant fi de l’administration marocaine dont...

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