Ces leaders politiques qui nous manquent : Mehdi Ben Barka, de bonne Constitution

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Ces leaders politiques qui nous manquent : Mehdi Ben Barka, de bonne Constitution

Mehdi Ben Barka a mené campagne pour le boycott du premier référendum constitutionnel. Plutôt qu’une “Constitution octroyée” par Hassan II, il préconisait la convocation d’une Assemblée constituante chargée d’élaborer la loi fondamentale du royaume.

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Le projet de première Constitution du Maroc post-indépendance a été publié le 18 novembre 1962, date anniversaire de l’accession au trône de Mohammed V. Il a été présenté aux Marocains lors d’une allocution royale, durant laquelle ils ont appris qu’il fera l’objet d’un référendum trois semaines plus tard. “En votant oui à mon appel, vous aurez ainsi atteint le but que Mohammed V nous avait fixé”, déclarait Hassan II. Le 5 décembre, dans un message radiodiffusé, le roi réitérait: “Comme l’avait voulu Mohammed V, la Constitution répond aux besoins de la nation. Aussi, c’est sans hésitation, de tout mon cœur et de toute mon âme, que je vous demande de voter oui”.

Menée par l’UNFP de Ben Barka, l’opposition de gauche se préparait à une campagne de longue haleine. Dans Le fellah marocain, défenseur du trône, Rémy Leveau expliquait que la gauche “pensait avoir le temps d’user le pouvoir sans trop heurter de front le sentiment monarchique des ruraux”. Il n’en sera rien.

Devenu l’un des chefs de file du camp tiers-mondiste, Ben Barka rentre triomphalement d’un exil, consolidant...

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