Ces leaders politiques qui nous manquent : Allal El Fassi, allié pour la bonne cause

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Ces leaders politiques qui nous manquent : Allal El Fassi, allié pour la bonne cause

Il a soutenu la France libre durant la Seconde guerre mondiale alors que d’autres leaders nationalistes tendaient les bras aux forces de l’Axe. Il refusait d’insulter l’avenir sachant que l’indépendance 
du Maroc ne pouvait être arrachée qu’auprès de Paris.

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Sur les deux rives de la Méditerranée, la période de l’entre-deux-guerres a été celle de l’affirmation progressive des tendances nationalistes. Au Maroc, la fondation du Comité d’action marocain (CAM) en 1934 marquait le début de l’engagement des cellules actives dans les villes. Trois jeunes leaders vont prendre les rênes de cette première organisation, ancêtre du Parti de l’Istiqlal : Mohamed Belhassan Ouazzani, Ahmed Balafrej et Allal El Fassi.

Mais les “agitations” -comme les définissaient les rapports du protectorat – de ce dernier dans les milieux citadins conduiront le général Noguès, Résident général en 1937, à décréter son exil. Loin des yeux et du cœur du combat, celui qui deviendra par la suite un zaïm istiqlalien passera 9 ans au Gabon puis au Congo.

Lors du déclenchement de la Seconde guerre mondiale, la question de l’alignement en faveur de l’un des belligérants divisait au sein du Mouvement national marocain. Et ce en dépit de la position du sultan, porte-drapeau des aspirations des nationalistes marocains. Mohammed Ben Youssef s’est en effet prononcé dès 1938, au moment de la crise de Munich,...

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