Ces leaders politiques qui nous manquent: Abdellah Ibrahim, pierre angulaire

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Ces leaders politiques qui nous manquent: Abdellah Ibrahim, pierre angulaire

Porté à la tête du gouvernement en 1958 avant de subir un “putsch” orchestré par Hassan II, encore prince héritier, il a accompli des réformes économiques et sociales qui ont façonné l’évolution du Maroc.

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Allal El Fassi et Bouabid parlent et discutent en se disant que s’ils ne sont pas ministres, ils peuvent être députés. Ils veulent galoper sur deux chevaux en même temps. Le seul homme sincère est Abdellah Ibrahim. Celui-là arrive de la planète Mars.” Le témoignage, rapporté par Mahjoubi Aherdane dans ses mémoires, est de Hassan II (une dizaine d’années après avoir organisé un putsch contre le gouvernement Ibrahim). Le premier Chef de gouvernement du Maroc indépendant est en effet peu ordinaire : partisan d’une monarchie qui règne mais ne gouverne pas et progressiste, l’homme avait aussi une vision économique et sociale, pour ainsi dire révolutionnaire, dont le fondement subsiste près de soixante ans plus tard.

De 1958 à 1960, dans un Maroc fragilisé par un demi-siècle de protectorat, des guerres intestines et un Rif en ébullition, le gouvernement de Abdellah Ibrahim a réussi à mettre en place des réformes et des institutions qui façonnent encore l’économie marocaine d’aujourd’hui : Bank Al-Maghrib, la BMCE, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), la Samir, ou encore le Bureau de recherches et...

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