Boycott, les raisons d'un ras-le-bol

Boycott, les raisons d'un ras-le-bol

De nombreux consommateurs ont répondu à l’appel au boycott de Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia. 
En colère contre la cherté de la vie pour la majorité. Remontés contre les positions dominantes dans l’économie pour les plus avertis.

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Tout a commencé le 20 avril dernier avec un appel sur Facebook. Un post anonyme, accompagné du hashtag #laisses_le_cailler, appelle les Marocains à boycotter Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia. “Une nouvelle campagne va être lancée, ce sera la première du genre dans l’histoire du Maroc. Nous allons tous nous mettre d’accord pour boycotter un produit pendant un mois, jusqu’à ce qu’on baisse son prix”, annonce la publication relayée le jour même par une dizaine de pages Facebook, comptant pour chacune d’entre elles des milliers de “likes”.

En moins d’une semaine, le mouvement a pris de l’ampleur auprès des Marocains qui ont fait leur cette nouvelle arme de protestation : le boycott. “Ce mouvement est certes né sur Facebook sans aucune raison, vu qu’il n’y a pas eu d’augmentation récente des prix du lait et de l’eau. Et la hausse des prix des carburants ne date pas d’aujourd’hui, mais de la libéralisation du marché par le gouvernement. Il a pourtant pris de l’ampleur car le consommateur en a marre et craint pour sa poche”, estime Bouazza Kherrati, le président de la Fédération nationale des droits des consommateurs.

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