Numérisation de l’administration : 800 procédures supprimées pour absence de justification juridique

La ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghita Mezzour, a tenu, le 12 mai à Skhirat, une réunion avec les secrétaires généraux des ministères et directeurs généraux des établissements publics, axée sur l’accélération de la transition numérique de l’administration. Détails.

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Ghita Mezzour au Parlement. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

La réunion a été l’occasion de présenter aux secrétaires généraux des ministères et aux directeurs généraux des établissements publics, les grandes orientations de la vision du ministère.

Cette démarche concertative vient tenir compte de toutes les doléances et les propositions des différents établissements. Il s’agit là d’une priorité du gouvernement, a rappelé la ministre selon qui ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi 55.19 relative à la simplification des procédures et des démarches administratives, et dont l’ambivalence porte atteinte à l’efficacité du secteur public et empêche parfois les usagers d’y accéder.

À ce propos, de nombreuses actions pour mettre en œuvre la loi 55.19 ont été menées par le ministère. Un total de 3832 procédures relevant de la compétence des administrations publiques ont été examinées, dont 2700 sont publiées sur le site Idarati.ma et 800 ont été retirées, car sans fondement juridique.

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Le chantier de la digitalisation des services administratifs s’appuie également sur la formation continue des fonctionnaires. À cet effet, le ministère a lancé un programme de renforcement des compétences des fonctionnaires en matière de digitalisation, qui vise 10.000 personnes au niveau central et local. À ajouter que plus de 2000 administrations dans le Royaume bénéficient de modules applicatifs développés par l’Agence de développement du digital (ADD).

Cette réunion de travail a été organisée après avoir été reportée le 27 avril suite à un changement de dernière minute. Plusieurs établissements publics y ont été représentés à savoir l’OCP, le Conseil de la concurrence ainsi que l’ensemble des départements ministériels. Ces derniers ont fait part de leurs appréciations quant aux défis que pose leur numérisation ainsi que de leurs besoins.

(avec MAP)