Histoire : la fête à tue-tête, les aïds religieux au maroc

De Aïd al-seghir à Aïd al-kébir, en passant par le Mawlid al-nabawi et Achoura, les Marocains sont à cheval sur les fêtes religieuses. Dépenses, réjouissances, festins… on ne rechigne sur rien. D’où nous vient une telle bombance ? Plongée dans le sacré festif du royaume.

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En 634, soit en l’an 2 du calendrier islamique, les musulmans célèbrent, pour la première fois, Aïd al-fitr et Aïd al-adha. Crédit: DR

Les fêtes musulmanes, à l’instar des fêtes juives ou chrétiennes, plongent leurs racines dans le passé. Difficile dès lors de faire la part des choses sans un détour par l’histoire des Arabes et de l’islam : l’Hégire du Prophète depuis La Mecque vers Médine se déroule au milieu de juillet 622 de l’ère chrétienne. Une décennie plus tard, le calife Omar Ibn al-Khattab institue le calendrier hégirien. En 634, soit en l’an 2 du calendrier islamique, les musulmans célèbrent, pour la première fois, Aïd al-fitr et Aïd al-adha.

Et la lune fut

Le calendrier arabo-musulman est un comput lunaire : c’est l’observation de la lune qui détermine les festivités. “La lune était, selon le mot de Louis Massignon, ‘le régulateur des actes canoniques’”, cite l’anthropologue Malek Chebel dans son essai L’imaginaire arabo-musulman.

La lune…

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