“Made in Morocco”, “souveraineté industrielle”, qu’en pensent les grands patrons ? (2/3)

La parenthèse Covid a incité le Maroc à faire la part belle à la production locale. Ce changement de paradigme vise la garantie d’une souveraineté industrielle la plus large possible. Qu’en pensent les grands patrons ? Ont-ils à cœur de soutenir le royaume alors qu’il amorce une évolution importante de son modèle économique, vers davantage de production locale et d’import-substitution ?

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Souad Benbachir, Jalil Bennabés-Taarji, Mohamed Elmandjra et Khalid Ziane Crédit: DR/TelQuel

Le monde d’après-Covid, selon une analyse largement partagée, n’est plus celui d’une interdépendance avancée, nourrie par une “mondialisation heureuse”, concept désormais anachronique. À présent, les nations ont compris qu’il leur fallait garantir leur souveraineté industrielle. Durant la crise pandémique, le Maroc a fait sien ce basculement doctrinal. Masques, respirateurs artificiels, gel hydroalcoolique… le positionnement industriel du Maroc a permis au royaume de satisfaire la demande locale, d’écouler les excédents vers l’étranger et, partant, atténuer sa dépendance aux fournisseurs internationaux, dans un monde miné par les soubresauts conjoncturels. D’où l’urgence exprimée par le roi lui-même de consolider une souveraineté stratégique allant du volet alimentaire jusqu’à la sphère énergétique en passant par le thème sanitaire. La décision de doter le pays d’un complexe industriel…

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