Carburants : Leila Benali a-t-elle signé l’arrêt de mort symbolique de la Samir ?

Le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole estime que la ministre de la Transition énergétique Leila Benali s’est faite “l’avocate des lobbies contrôlant le marché des produits pétroliers et du gaz au Maroc”, en doutant du bien-fondé d’un redémarrage de la Samir.

Par

Samir
“Le dossier de la Samir est un exemple de désindustrialisation de l’économie marocaine”, dénonce le vice-président du Front national pour sa sauvegarde, pour qui l’attitude du gouvernement dans ce dossier est “scandaleuse”. Crédit: AFP

C’est la phrase qui tue. La phrase qui condamnerait toute possibilité de redémarrage pour la raffinerie historique du royaume. S’exprimant le 13 avril devant la commission des infrastructures, de l’énergie, de l’environnement et des mines à la première chambre, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, s’est fendue d’une appréciation de la situation du raffineur, synonyme d’une sentence a priori sans appel : “L’exploitation de la Samir ne peut se répercuter sur les prix des carburants que si elle renonce à la marge bénéficiaire, c’est-à-dire qu’elle vend à une marge négative, après avoir investi dans l’entretien de la raffinerie.” La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, lors d’une réunion de la Commission…

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