Sécheresse : les barrages sont-ils toujours viables ?

Éléments incontournables de la politique de gestion de l’eau au Maroc, les barrages ne sont qu’à 33% de leur capacité faute de précipitations. Alors que de nouveaux ouvrages sont prévus ces prochaines années, 
leur utilité est remise en question, les périodes de sécheresse étant 
de plus en plus récurrentes.

Par

Le 23 février 2022, le barrage Abdelmoumen, dans la région d’Agadir, affichait un taux de remplissage de 2,90% seulement. Crédit: Fadel Senna / AFP

Toujours viables, les barrages ? À cette question posée par TelQuel, une réponse est revenue en boucle  : “Ils nous ont quand même sauvés par le passé, notamment des vagues de sécheresse dans les années 1980.” Alors que le Maroc fait face à l’une des pires sécheresses depuis des décennies, la gestion des ressources en eau est remise en question. Depuis le milieu des années 1960, pour assurer la sécurité hydrique du royaume, on construit des réservoirs d’eau artificiels qui stockent l’eau de pluie ou de ruissellement suite à la fonte des neiges. Aujourd’hui, le pays peut s’appuyer sur 149 grands barrages, dont la capacité dépasse les 19 milliards de mètres cubes, ainsi que sur 136 petits et moyens ouvrages.

à lire aussi

De la carence à la rareté

Depuis plusieurs mois, ces réservoirs d’eau…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés