“Annatto” : amour, racisme et histoire dans le premier long métrage de Fatima Ali Boubakdy

Dans son premier long métrage, “Annatto”, la réalisatrice marocaine Fatima Ali Boubakdy revient sur le racisme des Marocains à l’égard de la population subsaharienne au début du XXe siècle.

Par

Depuis ses débuts en 2001, la réalisatrice et scénariste marocaine Fatima Ali Boubakdy sait ce qu’elle veut créer : son cheval de bataille, c’est la fantaisie historique et le patrimoine marocain. En témoignent les séries qu’elle a réalisées pour la télévision, à l’instar de Hdidane, Souk Nssa et Douiba, qui sont désormais des références en la matière. Pour Annatto, son premier long métrage, elle décide d’explorer un sujet plus délicat, qui interroge plusieurs identités du continent africain. Nous sommes dans la première moitié du XXe siècle. Pendant son séjour au Sénégal, Adnane (Abdellah Bensaid), un jeune commerçant marocain, épouse Annatto (Nissia Benghazi), une femme métisse franco-sénégalaise. Leur union est ce qu’on appelle “un mariage de plaisir”, une pratique et une tradition musulmanes auxquelles s’adonnaient fréquemment les commerçants marocains de l’époque, pour une durée déterminée, afin d’éviter de tomber dans le péché. Epris d’Annatto, Adnane décide alors de contourner les règles et d’amener sa bien-aimée au…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés