“Un héros” : dans le dernier Asghar Farhadi, qui sème la bonté récolte la tempête

Le réalisateur iranien Asghar Farhadi se dépasse et nous offre une chronique sociale où le bien et le mal sont interrogés.

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Avec Asghar Farhadi, c’est toujours complexe et jamais manichéen. Le bien et le mal ne sont jamais très précis et clairs, car pour ce cinéaste iranien de génie, cela dépend des perceptions de chacun et, surtout, de leur vécu. Chacun de ses personnages a raison et tort en même temps. Ce procédé complexe a été installé depuis son premier film, Les enfants de Belleville, puis peaufiné dans des œuvres comme Une séparation et Le client, pour arriver à son paroxysme dans son dernier long-métrage, Un héros. Rahim est en prison à cause d’une dette qu’il n’a pas pu honorer. Il vient d’avoir deux jours de permission afin de tenter de convaincre le créancier, son ex-gendre, de retirer sa plainte contre le versement d’une partie de la somme. Celui-ci refuse de manière très nette, car, selon lui, Rahim est un escroc. La compagne de Rahim trouve dans la rue un sac rempli de pièces d’or et lui propose de les…

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