Covid-19, niveau scolaire, plans de carrière… Des étudiants marocains en Chine témoignent

Intéressés par l’expérience culturelle mais aussi par le niveau croissant des universités chinoises, de plus en plus d’étudiants marocains tentent leur chance dans l’Empire du milieu. Ils racontent à Diaspora leur parcours et leur quotidien.

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Abderrahman El Had, étudiant marocain en Chine, ici devant un bâtiment de la Cité interdite à Pékin. Crédit: DR

Le plus compliqué, c’est l’arrivée. On a l’impression d’atterrir sur une nouvelle planète (rires). C’est tellement bien organisé que ça devient intimidant, surtout pour les plus jeunes d’entre nous, mais il suffit de quelques mois d’adaptation pour tomber amoureux de ce pays et de ses citoyens. On est loin des préjugés et des idées reçues véhiculées par les médias ou sur les réseaux sociaux”, confie à Diaspora Abderrahman El Had, inscrit dans un MBA à la Shenyang Agricultural University, à 700 kilomètres au nord-est de Pékin.

À l’instar de cet étudiant casablancais de 27 ans, qui a entamé sa troisième année dans l’Empire du milieu, plusieurs centaines de compatriotes ont déjà franchi le pas. Qu’ils le fassent par leurs propres moyens, ou via des agences comme la FUSAAA (Foreign Universities Scholarships and Admission Assistant Agency) qui facilitent toutes les étapes administratives, les candidats sont tentés par l’expérience culturelle mais aussi par le parcours universitaire.

Les cursus proposés s’appuient essentiellement sur la pratique plutôt que sur des cours théoriques “classiques”, met ainsi en avant Anas, qui étudie à la Guanghua School of Management de l’université de Pékin. Les Marocains qui tentent l’expérience s’adaptent plus ou moins bien à cette société nouvelle aux valeurs différentes, ainsi qu’aux sept heures de décalage horaire avec le royaume.

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