Mariages par fatiha : une exploitation sexuelle qui ne dit pas son nom

Interdits, dangereux, mais pourtant courants, les mariages coutumiers (ou dits “par fatiha”) représentent, pour la communauté juridique comme pour les associations, un phénomène à éliminer tant il ouvre la porte à des pratiques abusives, privant femmes et enfants de leurs droits.

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Sans valeur légale, les mariages coutumiers ou "par fatiha" sont pourtant encore pratiqués par une partie de la société, notamment dans les zones rurales. Crédit: Abdelhak Senna / AFP

Véritable danger pour les femmes et les enfants, les mariages coutumiers sont pratiqués par simple lecture de la fatiha. Il s’agit d’un contrat oral prononcé en présence de deux témoins, sans nécessairement avoir recours à un adoul ou un représentant de l’État. Sans valeur légale, ils sont pourtant encore pratiqués par une partie de la société, notamment dans les zones rurales. Pour les défenseurs des droits de l’enfant, ces mariages représentent un fléau à éradiquer au plus vite.

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C’est le cas de Meriem Othmani, présidente de l’INSAF, qui milite pour la fin de ces mariages hors la loi : “On décide de marier une enfant à un monsieur beaucoup plus vieux, et il suffit de ramener des témoins. Pas d’enquête, pas de consentement, rien”, déplore-t-elle. Car souvent, ils servent aux tuteurs à marier leurs enfants sans que l’union ne…

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