Formation des enseignants : Benmoussa veut du sang neuf dans les classes

Le ministre de l’Éducation a entamé le vaste chantier de refonte de l’enseignement en consacrant ses premiers travaux à la pierre angulaire du secteur, longtemps négligée : les enseignants. L’occasion de revoir les modalités de sélection du futur corps enseignant, en plaçant la focale sur l’excellence, la jeunesse et la volonté de transmettre.

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TelQuel

La renaissance est-elle forcément une affaire de rupture ? En homme méthodique, l’ancien ministre de l’Intérieur désormais dévolu à l’Éducation nationale, Chakib Benmoussa, semble s’y appliquer en vue de la “renaissance éducative” qu’il souhaite impulser à l’enseignement marocain. Et de solder les erreurs du passé en s’attaquant d’emblée au coeur du sujet : les enseignants. La première pierre posée ? Un changement des critères d’admissibilité à l’épreuve de sélection des enseignants. Une mouture “demandée depuis un certain temps par le ministre”, nous souffle-t-on du côté de l’entourage de Chakib Benmoussa. Derrière, le message envoyé semble tout indiqué : “rompre avec les pratiques et dysfonctionnements du passé afin d’attirer les meilleurs étudiants vers l’enseignement”.

Transition plutôt que rupture

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