Le déni, sport national

Par Fatym Layachi

La rentrée te semble déjà loin. Tu te sens engouffrée dans cette nouvelle saison qui a bel et bien débuté. Les journées raccourcissent. L’air se rafraîchit. Le soleil chauffe moins. Les premières grosses pluies ont éclaté. Dans les boutiques, tu commences à voir des pulls chauds et des étoles réconfortantes. Ta manucure a sorti son nuancier. Elle ne te propose plus de corail ou de rose vif, tu dois choisir entre des lies de vin, des bordeaux lourds et des pourpres profonds. La courge butternut a fait son apparition sur les étals des primeurs et dans les bowls de saison. Il n’y a pas de doute, c’est l’automne. Mais contrairement à la chanson de Cabrel, il n’y a personne pour “offrir des fleurs et des nappes en couleurs, pour ne pas qu’octobre nous prenne”. Octobre va te prendre dans son tourbillon mélancolique. Et le souci au sud de la Méditerranée est que cette mélancolie automnale n’a rien de romantique. Ici, pas d’avenues tapissées de feuilles aux teintes rouges orangées et pas de vent qui les fait voler. Non, ici l’automne…

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