Karim Cheikh : “Malgré la crise, l’intérêt pour la plateforme aéronautique nationale est resté intact”

Après des mois de crise, le secteur aéronautique s’apprête à renouer avec la croissance. Entre compétitivité, innovation technologique, maîtrise des coûts et défis climatiques, les acteurs du secteur disposent-ils des moyens nécessaires pour relever le pari de l’avenir ? Les réponses de Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) et DG de CETIM Maroc.

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“Le montage de l’avion suisse PC-12 de Pilatus a fait l’objet d’un appel d’offres international avec plus de 10 compétiteurs, et c’est le Maroc qui l’a remporté. On n’est donc pas trop mauvais”, se réjouit Karim Cheikh. Crédit: FAHD MERROUN

Le secteur aéronautique a-t-il réussi à récupérer son niveau d’activité d’avant la pandémie ?

Pas encore, mais il faut savoir qu’avant la crise le secteur aéronautique représentait à lui seul près de 140 entreprises, pas moins de 20.000 emplois directs et indirects, un chiffre d’affaires à l’export de presque 2 milliards de dollars par an, une croissance qui tournait entre 17 à 20% et un taux d’intégration locale passé de 17 à 38% entre 2014 et 2019. Dès le début de la pandémie, le mot d’ordre a été la sauvegarde de l’emploi. Le plan de relance a été activé très rapidement. Dans le monde entier, l’activité du secteur aéronautique a décroché de 40 à 50% en moyenne, avec une perte d’emploi qui s’élève…

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