Suppression du Doing Business : tempête sur le climat des affaires ?

Pour le Maroc, le Doing Business était devenu un argument marketing pour séduire les investisseurs internationaux. Aujourd’hui, sa suppression par la Banque mondiale pose tant la question des répercussions sur l’attractivité du Maroc que celle de l’avenir du comité national de l’environnement des affaires. Mais avant tout, c’est la fin d’un rêve.

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En octobre 2019, une conférence de presse a été tenue à Rabat à l’occasion de la présentation du rapport “Doing Business” 2020, en présence de Thami El Maaroufi, conseiller auprès du Chef du gouvernement et coordonnateur du CNEA. Crédit: MAP

Premier en Afrique du Nord, 3e en Afrique et dans la région MENA, 53e dans le monde. Jamais autant que dans le classement Doing Business 2020, le Maroc n’avait caressé son rêve de se voir dans le top 50 mondial de cet indice de la Banque mondiale qui évalue, depuis 2003, la facilité à faire des affaires dans 190 pays. Mais le royaume revient de loin. Les mauvais classements du Maroc entre 2006 et 2010 avaient conduit à la création du Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) pour améliorer le ranking du Maroc. Mise en place en 2010, cette Delivery Unit directement rattachée au chef de gouvernement a proposé une série d’aménagements législatifs ou procéduraux parfois inspirés de certaines recommandations du Doing Business. En dix ans, le Maroc a gagné 75 places,…

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