France-Maroc : visas, laissez-passer et chantage ?

La décision française de réduire de 50 % l’octroi de visas aux Marocains et Algériens et de 30 % aux Tunisiens a été accueillie avec indignation dans le royaume. Pour Paris, les trois pays du Maghreb n’auraient pas rempli leurs obligations en matière de coopération migratoire. Un argument qui en cache d’autres, plus politiques.

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Le ministère de l’Intérieur français affirme que les restrictions de visas concerneront prioritairement “les milieux dirigeants, premiers responsables de cette situation”. Crédit: Fadel Senna / AFP

Mardi 28 septembre, 8 h 46, l’annonce tombe comme un couperet : la France divise par deux l’octroi de visas aux ressortissants marocains et algériens, et réduit de 30 % ceux accordés aux Tunisiens. C’est au micro de Sonia Mabrouk, sur Europe 1, que Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, confirme la décision française : “Je vous confirme cette information, cette mesure qui a été prise. En 2018, nous avons adopté la loi Asile et Immigration (…). Et le frein à cette efficacité et aux reconduites effectives, c’est le fait que des pays refusent les laissez-passer consulaires. À partir de là, on a eu un dialogue avec certains pays du Maghreb, puis des menaces. Et aujourd’hui on met ces menaces à exécution”, a-t-il expliqué.

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Cette mesure, effective “d’ici quelques semaines”, aurait donc été prise…
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