La loi sur la laïcité peut-elle avoir des conséquences durables sur l’immigration au Québec ?

Premières concernées par la loi sur la laïcité de l’État adoptée il y a deux ans au Québec, les musulmanes portant le voile se disent victimes de discriminations, voire d’agressions. Mais les femmes rabbins et sikhes se sentent aussi pointées du doigt, faisant planer le risque d’une fuite générale de certains immigrés et minorités.

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Avant, j’avais les mêmes droits que mes collègues. Avec cette loi, je suis considérée comme citoyenne de seconde zone. Ce ne sont plus mes compétences qui priment”, s’emporte l’enseignante Bouchera Chelbi au cours d’une discussion sur la loi dite 21 et les femmes.

Le 8 mars dernier, lors de la Journée internationale des droits des femmes, la militante et deux autres panélistes discutent des conséquences du texte adopté le 16 juin 2019. Celui-ci interdit le port de signes religieux aux employés de l’État en situation d’autorité ou en contact avec le public, visant majoritairement les musulmanes voilées.

Intransigeante quant au respect des droits fondamentaux de tous les Québécois, Bouchera Chelbi bénéficie d’une clause de droit acquis pour les personnes déjà en poste. Elle peut enseigner voilée seulement si elle reste dans son secteur. “Avant, je pouvais changer de commission scolaire, je pouvais prétendre à un poste de direction”, poursuit-elle. C’est désormais impossible.

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