Abdelatif Benazzi, le gamin d’Oujda devenu capitaine du rugby français

Né en 1968 dans une famille aisée de l’Oriental, le rugbyman Abdelatif Benazzi a été repéré par un club hexagonal qui l’a fait venir alors qu’il n’avait qu’une vingtaine d’années. Le début d’une fulgurante ascension qui le propulsera premier capitaine maghrébin de l’équipe de France, ainsi érigé en modèle d’intégration. Deuxième épisode de notre série sur “le dilemme de la nationalité sportive”.

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Le rugbyman franco-marocain Abdelatif Benazzi, le 20 janvier 1996 face à l'Angleterre au Parc des princes. Crédit: Jean-Pierre Muller / AFP

Après un tournoi international junior où la sélection marocaine est assommée par un 80-0 contre le XV de France, le jeune Abdelatif revient au bled avec un nez cassé. Deux ans plus tard, c’est lui qui tape dans l’œil des recruteurs tricolores. Il n’a même pas le temps de rentrer d’une compétition qu’il vient de disputer à Prague que des émissaires du Cahors rugby sont déjà assis dans le salon familial, autour d’un couscous.

Ma mère a bien voulu que je sois invité une dizaine de jours. Je suis parti, et quand j’ai découvert la taille du stade, le gazon vert et l’eau chaude dans les vestiaires, j’ai dit : ‘Je ne reviens plus !’, se souvient l’Oujdi, trente-trois ans après. J’ai juste fait un aller-retour pour récupérer mon visa. Quand je suis arrivé au consulat, tous mes papiers étaient déjà prêts. Comme quoi, dans certains cas, les procédures peuvent aller vite !

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