Financement du nouveau modèle de développement : le recours à l’endettement est-il incontournable ?

Un projet ambitieux, mais coûteux. Le financement du nouveau modèle de développement conçu par la Commission Benmoussa requiert une injection massive d’argent dans l’économie. Pour ce faire, la CSMD propose de raboter plusieurs niches fiscales et de recourir à l’endettement public à court terme.

Par

RACHID TNIOUNI/ TELQUEL

Missionnée en décembre 2019 pour élaborer le nouveau modèle de développement (NMD) du royaume, la Commission Benmoussa a présenté le 25 mai son rapport final au roi Mohammed VI. Si le modèle imaginé par la CSMD a pour vocation d’impulser la croissance économique et de conforter la stabilité sociale, la concrétisation des projets de réformes proposés nécessite néanmoins la mobilisation de ressources financières conséquentes. Selon les premières estimations, l’aboutissement du NMD requiert des financements publics additionnels de l’ordre de 4% du PIB annuellement durant sa phase d’amorçage, une période qui s’étale jusqu’en 2025, et de l’ordre de 10% du PIB en rythme de croisière à l’horizon 2030. La généralisation de certains objectifs de développement, en particulier ceux associés aux chantiers du capital humain et de l’inclusion tels que l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé et la protection sociale,…

article suivant

La filiale casablancaise des cinémas Pathé Gaumont se restructure et augmente son capital