Pour Zapatero, la relation avec le Maroc est “essentielle pour la stabilité de l’Espagne”

L’ancien secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) s’est exprimé, le 26 mai, sur la crise hispano-marocaine, appelant le gouvernement de Pedro Sanchez à “rétablir la confiance” avec son partenaire marocain.

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José Luis Zapatero en 2016. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

La relation avec le Maroc est “essentielle”, voire “fondamentale” pour la “stabilité de l’Espagne”, a estimé l’ancien président du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero. Un message lancé mercredi 26 mai par l’ancien chef de file du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) lors d’un entretien à la chaîne de télévision Canal Sur.

Appelé à réagir sur la crise en cours entre les deux partenaires du Détroit, José Luis Zapatero a appelé le gouvernement de coalition espagnol à “rétablir la confiance” avec son voisin marocain. Le Maroc a toujours été un partenaire important dans la lutte contre le terrorisme jihadiste, a-t-il souligné, évoquant également une “bonne entente” sur le dossier migratoire lors de son mandat à la tête du gouvernement espagnol, entre 2004 et 2011. Une entente qui, selon lui, est “encore possible à récupérer”.

Le plan d’autonomie marocain pour le Sahara, un cadre “positif”

Selon lui, “si des erreurs ont été commises, elles doivent être rectifiées”, une allusion à l’admission du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, dans un hôpital de Logrono.

Le 21 avril, soit peu ou prou la date estimée de l’arrivée de Brahim Ghali en Espagne, José Luis Zapatero participait à une visioconférence organisée par le “Mouvement sahraoui pour la paix” où il appelait les dirigeants du Polisario à “miser sur une solution politique réaliste”. “Si la politique n’est pas réaliste, elle peut-être une utopie destructrice”, a-t-il estimé, dans des propos rapportés par l’agence de presse espagnole EFE.

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Sur la question du Sahara, de longue date épineuse pour l’Espagne, l’ancien président du gouvernement espagnol a réaffirmé à Canal Sur son appui au plan marocain d’autonomie qu’il a qualifié de “très avancé” et ayant eu, dès sa présentation en 2007, de “bons échos”. Un cadre “positif” servant de “base pour des négociations qui doivent avoir lieu afin d’arriver à un accord raisonnable”, a-t-il poursuivi.

Premier partenaire du royaume, l’Espagne doit à ses yeux maintenir ses bonnes relations avec le Maroc et soutenir le royaume chérifien “dans son processus de modernisation dans le contexte d’un monde arabe si difficile et compliqué”.

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