Cinéma : “La Belle et la meute”, coupable d’avoir été violée

Pour son troisième long-métrage, “La Belle et la meute”, la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania nous livre l’incisive descente aux enfers d’une jeune femme, victime de viol par des policiers.

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La Belle et la meute, de Kaouther Ben Hania
La Belle et la meute, de Kaouther Ben Hania est sorti en salles en 2017. Crédit: DR

De la rudesse dans les propos, des situations au comble du réalisme, une rythmique insoutenable. Voici les ingrédients que nous offre la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania pour La Belle et la meute, son troisième long-métrage, sorti en 2017.

Un film témoin des difficultés de la Tunisie de l’après-révolution

Un film témoin des difficultés de la Tunisie de l’après-révolution, où les langues commencent à se délier face aux injustices. C’est aussi un film sur le malaise d’un pouvoir qui ne veut pas accepter les transformations d’une société qui bouillonne. S’inspirant librement d’un fait divers qui a fait scandale en Tunisie en 2013 et que la victime, Meriem Ben Mohamed, a relaté dans un livre, Coupable d’avoir été violée, la cinéaste retrace, le temps d’une nuit mouvementée, l’histoire d’une jeune femme de 21 ans qui a subi plus qu’un choc traumatique : une atteinte à sa dignité, à son corps et…
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