Badr Ikken : “L’exportation d’hydrogène vert va nous permettre d’exploiter au mieux les ressources du pays”

L’hydrogène vert se présente comme un “nouveau pétrole” 
qui se fraie une place de choix dans la stratégie énergétique nationale. Le point avec le directeur général de l’IRESEN.

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Badr Ikken, directeur général de l'IRESEN. Crédit: DR

La question climatique, la transition énergétique et la décarbonation de l’industrie constituent une priorité à l’échelle internationale. Le Maroc ambitionne de dépasser 52% de sources renouvelables dans son mix énergétique en 2030. Selon le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah, ce chiffre pourrait même être atteint avant 2026, le système électrique 2021-2030 étant fondé entièrement sur des énergies propres et un taux réduit de gaz. Mais pour décarboner les différents secteurs de l’économie, l’usage direct des énergies renouvelables ne suffit pas. Plusieurs secteurs sont difficilement électrifiables et nécessitent le recours aux combustibles. L’hydrogène vert se présente alors comme une alternative permettant d’accélérer la décarbonation des industries, en réduisant l’usage du gaz et de la combustion, ainsi que de résoudre le problème de stockage des énergies renouvelables. Si, aujourd’hui, l’hydrogène consommé provient en grande majorité de combustibles fossiles, la technologie Power-to-X permet désormais de produire…

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